Apprentis : suppression de l'aide au permis
Vous préparez un contrat d’apprentissage ou êtes déjà en alternance ? La suppression de l’aide au permis pourrait avoir un impact direct sur votre mobilité.
La loi de finances 2026, adoptée le 2 février 2026, prévoit la suppression de l’aide au permis pour les apprentis. Cette aide forfaitaire de 500 €, versée via le CFA aux apprentis majeurs, permettait de financer une partie du permis B.
Pourquoi cette suppression ?
Deux arguments principaux ont été avancés lors des débats parlementaires.
D’une part, la volonté d’éviter une rupture d’égalité entre les apprentis et les étudiants en formation initiale, qui ne disposent pas d’un dispositif national équivalent. L’Association nationale des apprentis de France (ANAF) a relayé cet argument, tout en alertant sur les conséquences concrètes pour les jeunes.
D’autre part, un objectif budgétaire : la mesure s’inscrit dans une logique d’économies des dépenses publiques.

Le permis B, souvent indispensable en alternance
En alternance, la mobilité est souvent indispensable. Vous devez vous rendre au CFA et en entreprise, parfois sur plusieurs sites et avec des horaires variables. Dans de nombreux secteurs (BTP, commerce, maintenance, immobilier…), le permis B est une condition d’embauche.
Dans les territoires où les transports en commun sont limités, l’absence de permis peut compliquer les trajets, fragiliser votre organisation et, dans certains cas, vous empêcher d’accepter un poste.
Sans cette aide de 500 €, certains jeunes pourraient retarder ou abandonner leur projet de permis. Cela peut conduire à renoncer à une offre d’alternance ou à choisir une entreprise uniquement en fonction de son accessibilité.
Les alternatives
D’autres solutions existent comme le permis à 1 euro par jour qui reste accessible aux 15-25 ans. Ce prêt à taux zéro permet d’étaler le paiement sur plusieurs mois.
Retrouvez toutes Les aides au permis dans les Hauts-de-France recensées par le CRIJ Hauts-de-France.